Êtes-vous victime des régimes ?

Si je vous demandais à quand remonte la dernière fois que vous avez mangé dans le plaisir, sans penser aux calories, aux livres que vous pourriez avoir de plus sur la balance, et à prendre goût à votre repas ou collation sans culpabilité ? 

Pas simple comme question …

Et si je vous disais que la solution pour arrêter les privations, la culpabilité et revenir à son essence, c’est de ne plus faire de régime, que me diriez-vous ? Ressentez-vous de l’angoisse, du stress, de l’incompréhension à l’idée d’arrêter de vous priver ?

Le premier principe de l’alimentation intuitive est de rejeter la mentalité des diètes. Par contre, lorsque la réalité des régimes fait partie de notre vie depuis toujours, il n’y a rien de plus complexe que de déconstruire cette croyance qui est si bien ancrée et dont l’industrie de la minceur ne cesse de nous infliger ses messages que minceur rime avec bonheur. Toutefois, cette industrie, qui a fait plus de 246 milliards de dollars en 2022, a comme seul objectif de faire de l’argent et profite du mal-être des gens pour vendre des régimes, des diètes, des pilules amaigrissantes, etc. 

C’est peut-être votre réalité depuis si longtemps que vous ne vous en rendez même plus compte…

Mais peut-être vous posez vous des questions telles que :

Qui suis-je sans régime ?

Sans faire attention à tout ce que je mange ?

Sans me restreindre comme je l’ai fait toute ma vie ?

Sans être un sportif intensif ?

Et c’est là que l’alimentation intuitive devient la solution.

Quelle est la première étape ?

La première étape est de comprendre que les régimes ne fonctionnent pas et que le cercle vicieux dans lequel on se retrouve lorsque l’on fait une diète est à recommencer à chaque fois.

Le principe des diètes et des régimes est de se restreindre et de diminuer notre apport alimentaire afin de perdre du poids. Mais l’alimentation est essentielle à notre survie tout comme respirer et boire.

Notre corps peut survivre 3 minutes sans respirer, 3 jours sans boire et 3 semaines sans manger.

Lorsque l’on pense à la stratégie des diètes de MANGER MOINS QUE CE QUE L’ON DÉPENSE, on entre en état de manque et donc, l’instinct de survie se déclenche. Les régimes ne fonctionnent pas parce que le corps et l’esprit doivent lutter contre la privation qui est une MENACE à notre survie. Le sentiment de fringale incontrôlable est en fait un mécanisme biologique et psychologique qui est activé par la privation de nourriture.

De plus, lorsque vous réduisez votre apport en nourriture de façon drastique, la vitesse à laquelle votre corps utilise l’énergie est également réduite pour assurer votre survie. Au moment où vous retournez à une routine alimentaire plus « normale », il devient beaucoup plus difficile de maintenir votre poids parce que votre métabolisme est au ralenti.

Pour vous aider

Il est donc nécessaire de faire une introspection et se poser la question suivante :

Êtes-vous en mesure de rejeter la mentalité des diètes, et expérimenter plus de liberté alimentaire ?

Cette décision sera le premier pas vers l’équilibre de votre bien-être global afin de réduire l’ensemble des interférences (les croyances que vous avez, les gens autour de vous, la société, etc.)

Je peux comprendre que cette décision peut être difficile puisque la « culture des régimes » vous a conditionné à ce que ça fonctionne. Mais est-ce que vous vous sentez réellement bien dans cette philosophie, cette mentalité, ce mode de vie ? Vous sentez-vous réellement sain d’esprit d’être en mode restriction ?

Ma propre expérience

J’ai commencé à me priver à l’âge de 11 ans. Un médecin d’une dureté et d’une froideur incroyable avait dit à mes parents, devant moi, que je commençais à être « boulette » et que je devrais faire plus attention à ce que je mange. Je m’en souviens comme si c’était hier, dans le moindre détail. Je prenais conscience de mon corps qui était différent de la majorité. Je commençais ma puberté, je mangeais bien et je n’aurais pas eu besoin de me priver, mais simplement de vivre mon adolescente dans la légèreté. Ce n’est pas ce qui est arrivé.

Mes parents n’ont pas écouté ce médecin et la vie a continué comme elle était, mais le mal était fait. Durant mon adolescence, je me suis jugée, je me suis cachée, j’ai eu honte. Je me sentais différente, je me sentais grosse, je me sentais laide. Jusqu’au jour où une mononucléose m’a fait perdre beaucoup de poids et j’ai commencé à trouver mon corps plus « tolérable ». Toute ma vingtaine, j’ai essayé des régimes, je me suis entraînée, j’ai fait attention et j’ai essayé « d’entrer » dans le moule.

À 29 ans, mon monde s’est écroulé et je suis tombée en dépression majeure, accompagnée d’un trouble alimentaire d’anorexie. Ce démon que j’ai toujours senti à l’intérieur de moi avait enfin le pouvoir total sur mon corps et mon esprit. Je me suis donc privé comme jamais et j’ai utilisé toutes les techniques inimaginables pour perdre du poids (privation de repas, entrainement extrême, pilules laxatives, cigarette, name it !) La seule chose que je n’ai pas faite était de me faire vomir… parce que je n’étais pas capable…

J’ai travaillé fort pour me guérir. J’ai été accompagné de plusieurs spécialistes. J’ai commencé à comprendre ce que mon corps avait besoin. C’était d’ailleurs ma propre introduction à l’alimentation intuitive sans le savoir. Je vous raconte cette histoire pour vous démontrer à quel point c’est possible. Aujourd’hui, je suis libérée de cette culture des régimes. Je ne me prive plus, mais j’écoute mon corps et mon esprit à 100%.

Ma réelle intention est donc de vous enseigner de quelle façon vous pouvez-vous aussi être à l’écoute de ce que votre corps à besoin. Dans mon prochain article, nous irons plus en détail vers ce sentiment qu’est la faim.

Pour en apprendre davantage sur ma formation complète sur l’alimentation intuitive, c’est ici.